
En nous présentant quelques activistes écologiques, notamment des mères seules de Toronto, la ville de Willits, en Californie, ainsi qu’un couple gay de New York City, Escape from Suburbia nous invite à partir des banlieues en transformant les environs, en faisant d’autres choix et en cessant de dépendre des combustibles fossiles.
Le pic pétrolier, c’est une question d’offre et de demande. On en consomme tout simplement trop et trop vite. Le film nous raconte l’histoire du pétrole en nous faisant remarquer que la production pétrolière a commencé sa période de pointe dans les années 1970 et que les prix du pétrole ont monté en flèche au moment de l’embargo sur le pétrole du Moyen-Orient.
Ce documentaire fournit surtout des renseignements historiques des États-Unis et aborde le rôle qu’ont joué les différents présidents américains dans la lutte contre la dépendance pétrolière. Ronald Reagan a fait enlever les panneaux solaires que son prédécesseur, Jimmy Carter, avait fait installer sur la Maison-Blanche.
Escape from Suburbia rappelle l’hypocrisie qui s’installe actuellement. Par exemple, à l’échelle mondiale, on extrait 84 millions de barils de pétrole par jour, et les États-Unis en importent 60 pour cent pour leur propre consommation.
Le film montre aussi d’excellentes mesures écologiques à prendre à l’échelle communautaire et individuelle. Par exemple, les systèmes de gestion durable des sols peuvent réduire la dépendance pétrolière, tout comme des initiatives telles que l’énergie de l’hydrogène, les jardins communautaires et la réduction de l’étalement urbain.
Un point positif, Escape from Suburbia mentionne les pays qui sont déjà passés à l’action. L’Allemagne possède les meilleures lois en la matière, et la Suède a déclaré qu’elle s’affranchira de sa dépendance aux combustibles fossiles d’ici 2020. Il faudra néanmoins un mouvement d’envergure mondial pour rendre le monde meilleur et durable.
Escape from Suburbia pose la grande question suivante : comment les économies locales peuvent-elles exister sans pétrole ni gaz? Voilà ce qui devrait stimuler nos futures recherches et innovations. C’est la question qui se cache derrière les histoires et la réalité du film.
On a l’air d’être coincé dans une situation où l’on refuse d’aborder la question de la dépendance pétrolière. Finalement, le changement véritable dépend du choix de vie de chacun de nous. « L’action entraîne l’optimisme. » Alors, on peut considérer qu’en regardant ce documentaire on fait un geste optimiste, à condition qu’il nous inspire.