Un paysage.

article

A Crude Awakening: The Oil Crash
Par naturellement.ca. Le 2:02:00 pm - Monday, April 07, 2008.

image
« Le pétrole est l’excrément du diable. Le pétrole est le flot nourricier du monde économique. » C’est ainsi que commence A Crude Awakening: The Oil Crash, un documentaire de 90 minutes sur la situation de la planète et sa dépendance pétrolière. 

A Crude Awakening cherche à faire réfléchir les spectateurs sur la quantité excessive de pétrole qu’ils consomment par jour, en conduisant leur auto, en utilisant des articles en plastique et de l’électricité, etc. Je pense pourtant que la présentation du sujet va trop loin et, de ce fait, elle n’arrive pas à nous inciter à passer à l’action… ou peut-être que je deviens tout simplement cynique.

En réalité, on s’inquiète sérieusement de la consommation et des réserves de pétrole. A Crude Awakening montre la réalité, fournit les renseignements et les tendances sociétales qui justifient cette revendication. Ce documentaire est un excellent outil d’information dans le contexte d’un devoir ou d’une leçon d’histoire. Pourtant du point de vue divertissement (il faut l’admettre, on veut bien écouter le sermon, mais on veut aussi que ça soit intéressant en même temps), il n’accroche pas suffisamment les spectateurs pour les motiver à vraiment comprendre la situation, passer à l’action et changer leurs habitudes.

A Crude Awakening commence par raconter l’histoire du pétrole et expliquer comment nous nous servons de combustibles fossiles qui datent de millions d’années pour notre énergie d’aujourd’hui. Savais-tu qu’au début, le Venezuela a été l’exportateur de pétrole le plus gros du monde pendant un certain temps? Puis, après l’épuisement de ses ressources dans certaines régions en raison d’un excès de forage, le Texas a pris sa place. A Crude Awakening nous rappelle que le pétrole est une ressource précieuse et non renouvelable.

A Crude Awakening aborde aussi le côté politique en disant que le pétrole attire les guerres – la Première et la Deuxième Guerre mondiale, celle du golfe Persique et les conflits qui se déroulent à l’heure actuelle en Iraq et au Soudan. Le pétrole déclenche les guerres, les attise et perpétue les conflits dans bien des cas. 

A Crude Awakening braque aussi son objectif sur ce qu’il faut faire maintenant, à savoir : prendre des mesures de conservation et des initiatives gouvernementales énergiques pour changer les choses. D’autre part, la société doit investir dans de nouvelles technologies. Elle pourra ainsi freiner et éventuellement remplacer la demande élevée en pétrole avec des moyens tels que les véhicules électriques hybrides, des sources énergétiques comme l’hydrogène, le biodiesel ou l’éthanol. 

La fin du film A Crude Awakening te fera réfléchir sur l’avenir de l’humanité, comme c’est le cas avec La 11e heure de Leonardo DiCaprio. Vu la diminution des réserves de pétrole, le monde affronte une situation sans pareil. La planète survivra mais, à moins que les humains ne s’adaptent à un nouveau mode de vie, et ce, bientôt, l’état de survie de nos espèces est une autre question…

A Crude Awakening: Instructif et important, mais laisse sur sa faim. Regarde-le dans le contexte d’un devoir ou d’un projet de recherche.

Escape from Suburbia - naturellement.ca
Un paysage.

article

Escape from Suburbia
Par naturellement.ca. Le 3:50:00 pm - Friday, March 28, 2008.

image
Escape from Suburbia déclare que notre « manque d’attention va nous anéantir ». Ce long métrage documentaire examine l’impact des humains sur l’environnement, et les changements à faire aujourd’hui.

En nous présentant quelques activistes écologiques, notamment des mères seules de Toronto, la ville de Willits, en Californie, ainsi qu’un couple gay de New York City, Escape from Suburbia nous invite à partir des banlieues en transformant les environs, en faisant d’autres choix et en cessant de dépendre des combustibles fossiles.

Le pic pétrolier, c’est une question d’offre et de demande. On en consomme tout simplement trop et trop vite. Le film nous raconte l’histoire du pétrole en nous faisant remarquer que la production pétrolière a commencé sa période de pointe dans les années 1970 et que les prix du pétrole ont monté en flèche au moment de l’embargo sur le pétrole du Moyen-Orient.

Ce documentaire fournit surtout des renseignements historiques des États-Unis et aborde le rôle qu’ont joué les différents présidents américains dans la lutte contre la dépendance pétrolière. Ronald Reagan a fait enlever les panneaux solaires que son prédécesseur, Jimmy Carter, avait fait installer sur la Maison-Blanche. 

Escape from Suburbia rappelle l’hypocrisie qui s’installe actuellement. Par exemple, à l’échelle mondiale, on extrait 84 millions de barils de pétrole par jour, et les États-Unis en importent 60 pour cent pour leur propre consommation.

Le film montre aussi d’excellentes mesures écologiques à prendre à l’échelle communautaire et individuelle. Par exemple, les systèmes de gestion durable des sols peuvent réduire la dépendance pétrolière, tout comme des initiatives telles que l’énergie de l’hydrogène, les jardins communautaires et la réduction de l’étalement urbain

Un point positif, Escape from Suburbia mentionne les pays qui sont déjà passés à l’action. L’Allemagne possède les meilleures lois en la matière, et la Suède a déclaré qu’elle s’affranchira de sa dépendance aux combustibles fossiles d’ici 2020. Il faudra néanmoins un mouvement d’envergure mondial pour rendre le monde meilleur et durable.

Escape from Suburbia pose la grande question suivante : comment les économies locales peuvent-elles exister sans pétrole ni gaz? Voilà ce qui devrait stimuler nos futures recherches et innovations. C’est la question qui se cache derrière les histoires et la réalité du film.

On a l’air d’être coincé dans une situation où l’on refuse d’aborder la question de la dépendance pétrolière. Finalement, le changement véritable dépend du choix de vie de chacun de nous. « L’action entraîne l’optimisme. » Alors, on peut considérer qu’en regardant ce documentaire on fait un geste optimiste, à condition qu’il nous inspire.

Sustainable Table - naturellement.ca
Un paysage.

article

Sustainable Table
Par naturellement.ca. Le 3:38:00 pm - Friday, March 28, 2008.

image
Sustainable Table, qui a pris neuf mois de tournage, a de toute évidence été payant pour son metteur en scène, Mischa Hedges. Ce documentaire au rythme rapide, instructif et suscitant la réflexion, emmène les spectateurs dans le monde de la fabrication alimentaire, des différents régimes alimentaires et de l’agriculture durable.

Truffé de citations qui ne manquent pas de piquant, Sustainable Table relate l’histoire de l’agriculture et d’une société de chasseurs-cueilleurs devenue un peuple sédentaire. Vu l’évolution des pratiques agricoles et de l’industrie, nous n’avons plus besoin de nous déplacer pour trouver de la nourriture.

D’autre part, l’agriculture a changé au fil du temps. Sept pour cent des fermes vendent aujourd’hui plus de 75 pour cent de l’ensemble de nos aliments et, selon Sustainable Table, la monoculture jouit d’une grande popularité dans le secteur de la production alimentaire. Les fermes familiales sont alors laissées pour compte, et le risque grandissant qu’une maladie ravage entièrement une récolte entraîne l’utilisation massive de pesticides. Tandis qu’on ne connaît pas encore la plupart des effets des pesticides utilisés dans l’agriculture, bon nombre de travailleurs tombent malades et contractent des maladies. Cette forme de production ne peut pas être bonne pour les gens qui consomment ces aliments. C’est la raison pour laquelle de plus en plus d’experts en alimentation recommandent aux gens d’acheter des produits biologiques.

Sustainable Table aborde aussi la question de l’agriculture animale, et la façon dont l’agriculture industrielle est devenue la norme de contrôle dans le domaine de la production et des profits. Malheureusement, les animaux destinés à la consommation et élevés à cet effet souffrent beaucoup. Regarde le métrage éloquent du traitement des animaux. Saute-le si tu as le cœur sensible. Mais, il est intéressant de noter que 16 pour cent des émanations de méthane dans l’air, le plus grand responsable du réchauffement de la planète, proviennent de l’agriculture animale. 

Selon Sustainable Table (et bien d’autres), adopter un régime à base de plantes est le meilleur moyen de protéger la planète. En fait, les protéines carnées peuvent incommoder un bon nombre de gens, c’est pourquoi on recommande les régimes végétariens ou végétaliens. (Voir dans NewsWatch: 11 octobre 2007 un article selon lequel les régimes ayant le moins de répercussions sur l’environnement contiennent de la viande). Pour appuyer sa théorie quant aux régimes sans viande, Sustainable Table présente Kenneth Williams, un culturiste qui a réussi sa carrière en suivant un régime strictement végétalien.

image
Sustainable Table nous dit aussi qu’il faut bien se renseigner avant d’aller à l’épicerie. En effet, tous les magasins ne sont pas aussi soucieux de l’environnement qu’on le pense. Par exemple, les magasins Whole Foods vendent des produits qui ne contiennent pas de pesticide, mais ils ne favorisent pas forcément les fermes locales ni la conservation des sols. 

Par contre, l’agriculture biologique favorise le désherbage à la main, l’écologie des sols et la durabilité : l’aptitude à conserver en prévision de l’avenir. Pour être classées comme durables, les pratiques agricoles doivent : 1) être socialement équitables, 2) traiter les animaux de manière humaine, 3) respecter l’environnement, 4) être économiquement viables, et 5) conserver les ressources.

À la fin de Sustainable Table, on te dit comment tu peux améliorer la situation dans ta vie de tous les jours. Par exemple, si tu achètes des produits locaux, tu auras une influence sur les pratiques agricoles. D’après Sustainable Table, « la fourchette, notre arme la plus dangereuse », et je ne pense pas qu’ils en parlent comme d’une arme criminelle!

Sustainable Table alimente la réflexion. Tu y penseras deux fois la prochaine fois que tu iras faire ton épicerie. 

Pourquoi acheter une bouteille d’eau quand l’eau est gratuite? - naturellement.ca
Un paysage.

article

Pourquoi acheter une bouteille d’eau quand l’eau est gratuite?
Par georges. Le 11:26:00 am - Monday, October 22, 2007.

Selon le Fonds mondial pour la nature de Genève, l’eau en bouteille n’est pas plus sécuritaire que l’eau du robinet, mais elle peut coûter 1 000 fois plus cher. Dans la plupart des cas, l’eau du robinet respecte mieux les normes de pureté rigoureuses que l’eau en bouteille provenant de puits situés dans les zones industrielles, loin des sources de montagne. Bien des gens ne savent pas que 40 pour cent de l’eau en bouteille, c’est d’abord de l’eau du robinet. C’est dingue de voir l’industrie de l’eau en bouteille réaliser un volume de ventes annuel de plus de 35 milliards de dollars à l’échelle mondiale alors que l’eau du robinet est pratiquement gratuite.

On utilise environ 1,5 million de tonnes de plastique par an pour embouteiller l’eau. Le plastique est composé surtout de matières non renouvelables. On peut y trouver du pétrole brut, du gaz, du charbon et des résidus du raffinage du pétrole. Toutes ces matières proviennent de ressources non renouvelables.

Alors, pourquoi ne pas tout simplement les recycler, tu diras? Eh bien, il se trouve qu’on ne fait pas grand-chose. En Amérique du Nord, le taux de recyclage est extrêmement faible : 9 bouteilles d’eau sur 10 aboutissent dans une bouteille ou dans la nature. Et une bouteille d’eau en plastique peut mettre jusqu’à 1 000 ans pour se biodégrader.

Oh, et il y a la livraison de l’eau en bouteille qui demande encore bien plus de carburant que la livraison de l’eau du robinet. Chaque année, plus de 22 millions de tonnes de liquide en bouteille passent d’un pays à l’autre. L’eau du robinet qui coule dans les tuyaux ne pollue pas l’air, à l’inverse des camions qui transportent l’eau en bouteille. La livraison des bouteilles d’eau consomme des carburants fossiles et finit par libérer des milliers de tonnes d’émissions dangereuses. Et ne pense même pas à me poser des questions sur la quantité d’énergie gaspillée en refroidissant l’eau, ni sur la pollution générée en purifiant l’eau.

Tu veux économiser de l’argent et sauver la planète tout en ayant de l’eau facilement? Achète une bouteille réutilisable et remplis-la avec l’eau du robinet. Ou, j’ose même le dire : bois dans un verre. Et si tu t’inquiètes de la qualité de l’eau du robinet, achète un filtre. Quoi de plus facile?

Nager avec les requins - naturellement.ca
Un paysage.

article

Nager avec les requins
Par georges. Le 11:25:00 am - Monday, October 22, 2007.

À 22 ans, Rob Stewart a décidé de tourner un beau film sous-marin sur les requins. Un projet qui semblait bien simple au photographe de la faune installé à Toronto… jusqu’au jour où il a croisé sur son chemin le célèbre « éco-pirate » et cofondateur de Greenpeace, Paul Watson, et tous ses plans sont tombés à l’eau.

Armé d’une caméra vidéo à haute résolution qu’il avait louée, Rob – c’était son premier film – s’est embarqué dans un voyage pour réaliser un documentaire sur son animal préféré, ce prédateur des océans si pernicieux et incompris, le requin.

« Il fallait que ce soit un film sous l’eau qui rapproche les gens des requins aussi bien physiquement que mentalement, explique Rob. Les gens luttent pour les pandas, les éléphants et les ours, mais personne ne s’occupe, ni ne remarque que les requins sont en train de s’éteindre. »  

Sharkwater est sorti sur les écrans le mois dernier et a reçu des louanges de la part des critiques. Ce qui avait commencé comme un simple documentaire sous l’eau est devenu un combat entre la vie et la mort pour montrer à la planète le sort de l’un de ses plus vieux animaux. Ce qui était encore moins prévu a été le fait que Rob tourne l’objectif vers lui, et son rôle dans son propre film en fait autre chose que la Semaine du requin sur la chaîne éducatrice de la télévision.

« Nous n’avions vraiment aucune idée que l’histoire parcourrait un tel chemin, a expliqué Rob. Au départ, c’était un film sur les requins, puis c’est devenu un film sur la protection des océans et des gens, et sur le comportement des gens qui sont en quelque sorte les grands coupables. »  

Selon Rob, on tue plus de 100 millions de requis par an pour leurs ailerons qui se vendent jusqu’à 300 $ la livre sur certains marchés asiatiques. Il s’apprêtait à tourner un simple documentaire du style Baraka ou Le Peuple migrateur.  À la place, il est tombé sans s’y attendre dans le monde infernal de l’enlèvement illégal des ailerons de requins dans lequel des braconniers capturent des requins, leur coupent les ailerons, parfois quand ils sont encore vivants, et rejettent le reste de l’animal à l’océan. 

À la suite de cette pratique, la population mondiale de requins a diminué d’environ 90 pour cent au cours des 50 dernières années. 

La découverte de ce monde par Rob, qui s’est joint à Paul Watson en adhérant à la Sea Shepherd Conservation Society, l’a entraîné dans un voyage à travers 15 pays, une quantité de maladies tropicales (une maladie a failli lui coûter l’amputation d’une jambe), l’abattage d’un vaisseau de braconnage de requins guatémaltèques, des affrontements avec la mafia des braconniers des ailerons de requins et l’industrie de la pêche aux requins qui rapporte des millions de dollars, sans oublier une évasion miraculeuse du Costa Rica avec la police à ses trousses.  

« Sur le coup, tu ne t’en rends pas vraiment compte, reconnaît Rob en parlant des situations où il s’est trouvé entre la vie et la mort pendant le tournage. Tu te dis : Oh, mon Dieu, filmons sans nous faire descendre. »

Malgré tous ses problèmes, Rob a sorti son film l’année dernière, et a reçu des critiques enthousiastes. Le film s’est classé parmi les dix meilleurs films du Canada en 2006 au Toronto International Film Festival.

Rob est extrêmement heureux de toute la publicité et l’attention reçues.  En effet, pour lui, le plus important c’est qu’on sache que les requins ne sont pas les prédateurs diaboliques qu’on a l’habitude de voir dans des films comme Les Dents de la mer et La Mer profonde et bleue. Rob dit qu’en réalité, les requins ont plus peur de nous que nous avons peur d’eux, et que dans la plupart des cas où les requins ont attaqué des personnes, il s’agissait plutôt d’erreurs.

Rob pense que ces créatures peuvent nous apprendre un tas de choses.  Après tout, cela fait 400 millions d’années qu’elles vivent en harmonie sur la planète comme partie intégrante de la vie océanique. Mais, aujourd’hui, bien qu’elles aient réussi à survivre si longtemps, elles disparaissent lentement.  

En fin de compte, le but principal de Sharkwater et de Rob est de faire connaître le sort du requin.  

En réalité, il veut que les gens pensent aux requins de la même façon qu’ils pensent aux espèces en voie de disparition qui ont une image publique plus sympathique, comme les ours polaires, les éléphants et les pandas. Il veut que nous les percevions comme des animaux qui valent la peine d’être protégés.

Si l’on en juge par la réaction du Canada à Sharkwater, il est sur la bonne voie.

« L’impact du film a été énorme et il ne s’agit que de la sortie du film au Canada, précise Rob. Quand le film sortira dans le reste du monde [en septembre], je pense qu’il va prendre encore plus d’importance. Le moment est bien choisi, car la planète est prête pour la conservation. »

Tête-à-tête avec Rob Stewart de Sharkwater - naturellement.ca
Un paysage.

article

Tête-à-tête avec Rob Stewart de Sharkwater
Par georges. Le 11:17:00 am - Monday, October 22, 2007.

Commençons par le début. Pourquoi les requins?

RS : Quand j’étais enfant, j’adorais déjà les requins. À la maison, j’avais des serpents et des reptiles. J’adorais les dinosaures et les dragons, et les requins sont en quelque sorte le dernier exemple de dinosaure ou de dragon existant sur la planète. De tous les animaux que j’aimais, c’était l’animal le plus sensationnel. Personne ne s’étant vraiment approché des requins, on ne connaissait que peu de choses à leur sujet, ce qui leur donnait cette sorte de mystère qui me fascinait.  

Quand vous étiez enfant, aviez-vous déjà cette fascination pour le monde sous-marin?

RS : Oui. Je pense que mon père m’a donné un poisson rouge très tôt. C’est ce qui m’a motivé. Depuis, j’ai toujours eu des aquariums. J’aimais les prédateurs et j’ai toujours adoré la vie sous l’eau.  

Comment êtes-vous passé de la photographie de la nature à la réalisation d’un premier documentaire?

RS : En fait, j’étais en mission aux îles Galapagos. Je m’y trouvais pour photographier les requins-marteaux, mais au lieu de les photographier dans toute leur splendeur sous-marine, je passais mon temps à les dégager des lignes où ils étaient pris. Je me suis alors rendu compte que les requins étaient tués même dans les régions les plus protégées de la planète. Je me suis alors dit que si les requins se faisaient tuer ici, leur situation devait être encore pire dans le reste du monde. Alors, j’ai passé les deux années suivantes surtout à voyager et à écrire des articles sur les requins. J’essayais de faire savoir au monde que les requins disparaissaient. Les articles, les revues et le milieu de l’imprimé n’obtenaient pas les résultats escomptés. Je n’arrivais pas à communiquer le sort des requins; les gens ne se souciaient pas assez des requins. Alors, je me suis dit que si j’avais un film, je pourrais rapprocher les gens des requins, plus que jamais. Ils pourraient examiner les requins dans tous les sens et se soucier d’eux, se rendre compte qu’ils ne sont pas dangereux, et ils pourraient ainsi assurer leur protection. Je m’étais préparé à tourner un joli film sous l’eau sur les requins et, d’un seul coup, tout a basculé.

Vous connaissiez donc, dès le début, les problèmes avec les requins.  Envisagiez-vous de montrer le sort des requins dans le but de motiver les gens à agir ou pensiez-vous tourner un beau film sous l’eau dans le but de faire tomber les gens amoureux des requins au point qu’ils veuillent faire quelque chose?  

RS : On avait prévu faire un film sous l’eau avec le seul but de rapprocher les gens des requins et d’établir ainsi une meilleure relation.  Les gens luttent pour les pandas, les éléphants et les ours, mais personne ne se préoccupe des requins, ne remarque qu’ils sont en train de disparaître. Alors, j’ai pensé que si je réussissais à améliorer leur relation, la question de l’enlèvement illégal des ailerons serait mieux connue [enlèvement illégal des ailerons des requins : les braconniers attrapent les requins, leur coupent les ailerons, parfois alors qu’ils sont encore vivants, et rejettent l’animal à l’océan]. Nous aurions pu insérer l’élément sur l’enlèvement illégal des ailerons par voix hors champ et quelque chose de la sorte. Le film avait commencé tout à fait autrement qu’il a fini.  

Quelle impression cela fait-il de se trouver sur l’Ocean Warrior avec Paul Watson [le cofondateur de Greenpeace et célèbre protecteur de l’environnement] et le reste de la Sea Shepherd Conservation Society?

RS : C’était super. Bon nombre de personnes passent beaucoup de temps à parler de ce qu’il faut faire, mais peu agissent véritablement. Bien des groupes protecteurs de l’environnement passaient leur temps à écrire des lettres et à présenter des pétitions aux gouvernements, ou quelque chose comme cela, sans résultat. Alors, c’était incroyable de monter à bord d’un bateau avec un tas de gens déterminés à passer à l’action et à obtenir des résultats. Cela faisait longtemps que j’entendais parler de Paul, le simple fait de le rencontrer était incroyable.   

Quand les choses ont commencé à aller mal, saviez-vous ce que vous alliez mettre dans le film?

RS : Pas vraiment. J’ai su quoi mettre dans le film seulement une fois rentré de tournage. Pendant toute la durée du tournage, même quand je me suis retrouvé à l’hôpital à un certain moment, j’envisageais simplement un film du style « documentaire de tournage de Sharkwater ».  Je ne pensais vraiment pas que cela constituerait le cœur de l’histoire. On ne filmait pas pour raconter une histoire. C’est sûrement pourquoi on a eu un peu de mal à monter le film. On devait juste faire un documentaire de tournage. C’est-à-dire qu’à l’hôpital on n’a filmé qu’une heure parce qu’on pensait qu’il était plus important de filmer sous l’eau. Nous pensions qu’il s’agissait d’une pause dans le tournage jusqu’au moment de retourner filmer les requins sous l’eau. Nous n’avions aucune idée que l’histoire parcourrait un tel chemin. Ce qui est fantastique, je crois, c’est qu’on est passé d’un film sur la protection des requins à un film sur la protection des océans et des gens, et le comportement des gens qui sont en quelque sorte les grands coupables.  

Grâce à toute la publicité reçue et au succès remporté par le film, pensez-vous que l’intérêt que portent les gens aujourd’hui au bien-être des requins durera ou ne fera pas long feu?

RS : Je pense que le film a eu un gros impact. Aujourd’hui, nous sommes en pourparlers avec des organismes gouvernementaux sur la possibilité d’inscrire les requins sur la liste des espèces en voie de disparition. Dans le monde entier, il y a des mouvements qui se forment à la suite du film. Nous avons reçu des milliers de lettres de gens disant qu’ils n’ont plus peur des requins.  Rien qu’au Canada, 25 000 personnes ont promis de contribuer à la protection des requins. Les répercussions du film sont énormes et le film n’est sorti qu’au Canada. Quand le film sortira dans le reste du monde, je pense qu’il prendra encore plus d’importance. Nous sommes tous tellement contents, c’est un petit film qui a fait un grand bout de chemin. Le moment est parfait.  L’esprit de la planète est ouvert à la conservation. Je veux dire que ces dernières années, on entend dire « réchauffement de la planète » à tout bout de champ et finalement ces mots ont un sens. Je crois qu’il est temps qu’on se rende compte que le réchauffement de la planète n’est pas le seul et unique sujet de préoccupation.

Pensez-vous que le film sera projeté aux endroits où vous vous êtes rendu pour faire le tournage?

RS : Nous projetterons le film au Costa Rica et en Équateur. De quelle façon et dans quelle mesure? Je ne le sais pas encore.  On le fera, même s’il faut installer les projecteurs dans la rue. On trouvera bien un moyen de le faire.

Au sujet du Costa Rica et de l’Équateur, pouvez-vous nous parler des problèmes que vous avez éprouvés pour tourner dans ces pays?

RS : Nous avions formé une équipe avec Paul Watson et nous sommes entrés en collision avec un bateau de pêche guatémaltèque. Et quand nous sommes arrivés au Costa Rica, les occupants du bateau de pêche ont dit que nous avions essayé de les tuer. Alors, nous nous sommes retrouvés avec sept accusations de tentative de meurtre. Nous avions eu vent qu’il y avait un lien entre la mafia taïwanaise et la raison pour laquelle on nous avait arrêtés. Cette arrestation était insensée puisque c’est le président du pays qui nous avait invités à faire exactement ce que nous faisions. Le témoignage des quarante personnes à bord et les trois caméras vidéo démontraient que personne n’avait essayé de tuer quiconque. Le bateau de pêche avait 7 personnes à bord, et pas de caméra vidéo, mais tout le monde les a crues. Nous avons été accusés, et nous avons compris pourquoi seulement au moment où nous avons rencontré un protecteur de l’environnement qui pensait qu’il y avait un lien avec la mafia taïwanaise. Alors, nous avons fait notre propre enquête et aussitôt que nous avons découvert l’énorme envergure de l’industrie de l’enlèvement illégal des ailerons de requins au Costa Rica, nous nous sommes enfuis du pays avec la mafia à nos trousses. Nous étions en train de dévoiler l’existence de cette industrie qui rapporte des millions de dollars et que les autorités ignoraient. Aussitôt fait, on a été informé que le système judiciaire allait nous détenir indéfiniment, qu’on n’allait pas nous garder en assignation à résidence sur un bateau, mais qu’on allait nous incarcérer jusqu’au moment où une décision serait prise à notre sujet. Alors, au lieu de nous défendre du fond d’une prison costaricaine ou d’y moisir le reste de nos jours, Paul Watson a décidé qu’il fallait mieux s’enfuir. On a entouré le bateau de fil de fer barbelé pour empêcher les gardes côtiers de monter à bord et on s’est lancé à fond pour sortir des eaux territoriales. Armés de mitrailleuses, les gardes côtiers fonçaient derrière nous en tirant en l’air. Nous sommes arrivés à sortir des eaux costaricaines.

Sur le coup, vous rendiez-vous compte de l’ampleur que cela prenait?  C’est-à-dire, pensiez-vous : « Je suis en train de faire un film, mais en réalité j’ai l’impression d’en vivre un? »

RS : Sur le coup, tu n’y penses pas vraiment. Tu te dis :  « Oh mon Dieu, filmons sans nous faire descendre. »

Quelle est la courbe d’apprentissage dans le cadre d’un projet comme celui-ci?

RS : La courbe d’apprentissage a été constamment verticale.  Quand j’ai commencé, je n’avais jamais utilisé de caméra vidéo, alors j’ai dû apprendre à m’en servir. Je comptais sur le fait que j’étais compétent pour prendre de belles photos sous l’eau, alors je pouvais revenir avec un beau film réalisé sous l’eau. Mais après avoir été accusés de tentative de meurtre, nous avons commencé à tourner l’objectif sur nous afin d’éviter la prison. J’ai appris ainsi à filmer sur la terre ferme. Ensuite, j’ai dû apprendre à produire, mettre en scène et écrire. Maintenant il faut que je devienne un homme d’affaires. La courbe d’apprentissage a été extrêmement forte.  

Qu’allez vous faire maintenant, quelle va être votre vie après Sharkwater? Avez-vous eu le temps de prendre du recul et de vous dire : c’est bien beau tout ça, mais que vais-je faire après cela?  

RS : Le mandat primordial des Productions Sharkwater et de notre société mère, Diatribe, est de rendre la conservation intéressante et accessible aux jeunes. C’est vraiment passionnant de protéger la planète, les espèces, nos richesses naturelles de manière que les générations futures aient encore une planète où vivre. Depuis des milliers d’années, la tendance a été à la destruction et à la dévastation. Il faut y mettre fin si on veut assurer la survie humaine sur la planète. Je pense qu’il faut intéresser les jeunes et leur montrer que la conservation n’est pas seulement une affaire de barbes grises, de rabâcheurs et de dons d’argent à Greenpeace. La conservation, ça peut être super intéressant, amusant, et c’est indispensable. Tout ce que nous faisons – il y a un long métrage en préparation et une série télévisée vérité – vise à présenter la conservation aux jeunes et à la rendre captivante.

Quel est le commentaire au sujet du film que vous avez aimé le plus?

RS : Il y a une chose qui est vraiment fascinante :  certaines personnes disent qu’il s’agit d’un genre de cinéma tout à fait nouveau. C’est intéressant d’entendre cela, car le film n’est pas tout à fait un documentaire. En effet, les documentaires n’ont généralement pas de grandes histoires complètement folles ni d’accusations de tentative de meurtre, ni d’espionnage et tout ça. Oui, c’est une race très différente de documentaire qui est devenu intéressant parce que nous ne savions jamais si ça marcherait, mais le résultat est superbe.

Comment Paul Watson a-t-il réagi au film?

RS : Il l’a vraiment aimé. Il en fait des éloges partout où il va. Il pense qu’il est formidable, et il est très satisfait.  

Pensez-vous travailler encore avec lui à l’avenir?

RS : Oui. Je pense que je vais toujours travailler avec lui d’une façon ou d’une autre. Je ne sais pas si le prochain projet se fera avec lui, mais nous discutons d’une coopération sur une série télévisée vérité. Il se peut qu’on s’engage dans quelques autres projets.

Quelle a été la réaction de votre famille vis-à-vis de l’aventure du tournage?

RS : Eh bien, souvent, vous ne pouvez pas vraiment dire à votre famille ce qu’il se passe, sinon elle paniquerait. Mes parents sont les parents les plus extraordinaires de la terre. Ils m’encouragent toujours à faire ce que je désire, dans le passé aussi, mais comme la plupart des parents, ils s’inquiètent et veulent que leur petit garçon porte un bel habit et vive en toute sécurité, à Toronto. C’est difficile de leur expliquer ce qui est à faire, mais maintenant que le film est sorti, ils se rendent compte à quel point ils m’ont épaulé et le rôle qu’ils ont joué tout au long du tournage. Je n’y serais pas arrivé sans ma famille.  

Avez-vous vu une sorte de réaction officielle en ce qui concerne l’industrie de l’enlèvement illégal des ailerons de requins à la suite du film?

RS : Le film n’est sorti qu’au Canada pour le moment, alors je m’attends à voir ce genre de réaction quand il sortira dans le reste du monde.

Sharkwaters sortira dans les salles de cinéma américaines cet automne, mais les Canadiens peuvent le voir maintenant - Visitez www.sharkwater.com

Cellules meurtrières - naturellement.ca
Un paysage.

article

Cellules meurtrières
Par georges. Le 11:14:00 am - Monday, October 22, 2007.

Alors, tu es équipé d’un téléphone cellulaire, d’un ordinateur portatif, d’un lecteur MP3, d’un porte-clés avec une lumière DEL… Admets-le, t’aimerais bien sauter sur un chariot dans un stationnement et ressortir du magasin après l’avoir rempli de nouveaux gadgets technologiques pétants. Et je suppose que tu n’as pas acheté tout cet attirail pour traîner chez toi, n’est-ce pas? Tu es le roi ou la reine du sans fil.

En plus, tout marche avec des piles : les piles minuscules de ta montre, le bloc d’alimentation de ton ordinateur portatif, la pile au lithium-ion de ton téléphone cellulaire, sans compter tout le reste. 

Alors, comme ça, tu es en train d’anéantir la planète? C’est ça le réchauffement?

Pas tout à fait, mais tu dois respecter l’électricité que tu peux utiliser en un tournemain, autour de la ceinture, autour du cou. Les piles sont de plus en plus puissantes. En cas d’urgence, tu peux allumer un feu de camp avec la pile de ton téléphone cellulaire. Si tu envisages de laisser courir le lapin Energizer aujourd’hui, n’y pense même pas, il a déjà dépassé Timmins.

Les métaux lourds et les acides produisent du cadmium-nickel, de l’alcalin, du mercure et du plomb, pour n’en nommer que quelques-uns. Tu es assez vieux pour ne pas en ouvrir avec un tournevis (j’espère), mais tu videras sûrement la pile de ton Discman, tu voudras charger Warcraft III dans ton téléphone ou quelque chose d’autre, et de toute façon, 4 gigaoctets, ce n’est plus suffisant.  

Quoi que ce soit, quand tu n’en as plus besoin, tu le jettes, il atterrit dans une décharge, des composantes dangereuses s’infiltrent dans la nappe aquifère ou partent en fumée dans l’air quand elles sont incinérées. De toute façon, les produits chimiques contenus dans une pile finissent dans la chaîne alimentaire et tu manges des résidus dangereux au dîner. Miam. 

Et bien sûr, tu ne jettes pas toujours que la pile, parfois tu balances l’appareil entier, avec les plastiques moulés, le silicone et les autres sous-produits indésirables.

Alors, que faire d’autre, déménager dans une caverne?

Si tu es scientifique, tu inventes une technologie plus humaine. Il y en a qui essaient.

En France, il existe un téléphone cellulaire qu’on appelle le Yo-Yo qui se recharge quand tu marches, un téléphone pliable qui ne fonctionne qu’entre le moment où on l’ouvre et celui où on le ferme, et un téléphone qui se recharge pendant que son utilisateur, qui veut se ternir en forme, fait de l’exercice.  

Certains fabricants d’ordinateurs portatifs remplacent les écrans LCD (affichage à cristaux liquides) par des DELO  (diode électroluminescente organique). De nouveaux concepts offrent l’option de l’alcool méthylique dans la cellule de mise en marche. D’autres modèles ont des boîtiers en plastique biodégradable.

Parmi les nouveaux types de pile, on trouve un concept japonais à base d’hydrocarbure où il suffit d’ajouter de l’eau, et les Coréens ont inventé une pile à papier.

Est-ce que tous ces nouveaux trucs sont plus chers? Pas encore sur le marché? Wal-Mart offre un ordinateur Toshiba convivial, mais pas au Canada – et les autres trucs ne sont pas encore dans tous les magasins. Ouvre l’œil, ils vont arriver.

En plus d’être un acheteur avisé, que faire d’autre?

Revenons à ta pile usée. Tu es prêt à la jeter. Attends, tu te demandes s’il y a un meilleur moyen de t’en débarrasser? Oui, il y en a un.

Il se trouve qu’il y a des emplacements de recyclage partout en ville.  Les magasins d’articles électroniques savent où ils sont. Les sites Web tels qu’Environnement, Santé et sécurité en ligne donnent la liste des lieux de décharge qui se trouvent dans ton quartier. Et envisage d’utiliser des piles rechargeables, si possible.

Si tu es de bonne humeur, tu peux donner ton ancien ordinateur et ton vieux téléphone aux écoles, aux centres d’accueil ou à l’œuvre de bienfaisance de ton choix. Aide les gens, sauve l’environnement, double les points de ton karma.  C’est bon pour toi.

Une vedette écologique à Hollywood - naturellement.ca
Un paysage.

article

Une vedette écologique à Hollywood
Par georges. Le 11:12:00 am - Monday, October 22, 2007.

C’est peut-être le film d’Al Gore qui les a réveillés. Ou c’est peut-être Leo DiCaprio qui tripe pour la cause, en même temps que la combinaison gagnante de sa belle gueule, de son charme irrésistible et de son talent d’acteur super top qui les a envoûtés.

Quelle qu’en soit la raison, de plus en plus de grandes vedettes empruntent la voie écologique (à bord de véhicules fonctionnant au biodiesel, bien entendu) et crient sur les toits qu’il est important de mieux respecter l’environnement.

Et même si toutes les vedettes ne s’engagent pas envers l’écologie avec le même acharnement qu’Al Gore et Leo DiCaprio (à part quelques-unes), le cliché du hippie accroché aux arbres risque finalement de disparaître.

Jette un coup d’œil sur les écologistes hollywoodiens…

Will Ferrell, Jessica Alba, Natalie Portman, Kirsten Dunst, Cameron Diaz, Tom Hanks et Sheryl Crow ne sont que quelques exemples de vedettes qui peuvent avoir presque tout ce qu’elles veulent et décider de se mettre au volant de véhicules hybrides.

Julia Roberts est la porte-parole de l’entreprise Earth BioFuels Inc., qui produit un nouveau carburant à partir de ressources renouvelables locales, qui brûle sans résidu.
Pearl Jam est renommée pour le travail qu’elle accomplit pour faire avancer l’énergie renouvelable et propre. Elle essaie aussi de faire en sorte que toutes les opérations de son entreprise, y compris ses tournées, soient neutres en carbone.

L’an dernier, Alanis Morissette et Keanu Reeves ont fait la narration du film écologique The Great Warming, qui a suscité beaucoup d’intérêt et d’applaudissements.

Jack Johnson est un environnementaliste super convaincu qui favorise l’éducation en matière d’environnement et de recyclage à Hawaï, l’État où il vit, où il a fondé l’organisme, la Fondation Kokua Hawai’i. Sur le site Web de la fondation, on peut voir Jack, guitare en mains, chanter sur le thème des 3 R devant les élèves d’une école élémentaire!

Et la liste ne cesse de s’allonger. Au point qu’on a lancé, vers le milieu de 2006, un site Web réservé aux potins des vedettes écologiques : ecorazzi.com. Le site est consacré au comportement des vedettes se trouvant sur la liste qui respectent l’environnement, et parfois de celui ou de celles qui ne le respectent pas vraiment.

Parfois, il suffit qu’une seule vedette ouvre la bouche pour attirer l’attention des masses, qu’il s’agisse d’un produit, d’un service ou, dans le cas présent, d’un problème grave que doit affronter la planète.

Et la « beauté » de ces vedettes permet bien sûr de moderniser l’image de bohémien de l’environnementaliste en T-shirt décoloré qui a peut-être découragé certaines personnes de devenir un peu plus sympathiques à la cause écologique dans le passé.

Mange tes légumes, sauve le monde - naturellement.ca
Un paysage.

article

Mange tes légumes, sauve le monde
Par georges. Le 3:31:00 pm - Friday, October 19, 2007.

image
La scène écologique jongle avec les chiffres. Il y en a des gros et des petits. Normalement, les gros chiffres représentent le problème : 10 000 de ceci, 20 ans de cela, 4 000 tonnes de machins toxiques. Oh, ouache! Achève-moi tout de suite! Par contre, les petits chiffres représentent plutôt la solution. Comme il y a plus ou moins 6 milliards et demi de gens sur la planète, il suffit qu’on se passe le mot et que chacun fasse un petit truc facile.

Regarde ce que tu manges. Tu peux aider le climat de la planète en mangeant plus de fruits et de légumes. C’est vrai. Les chiffres sont là. Les initiatives écologiques telles que le Défi environnemental de la Fondation David Suzuki invitent les gens à manger au moins un repas sans viande par semaine.

Qu’est-ce que ça peut bien changer, tu vas dire. Eh bien, ça ne fait pas de mal. Regardons-y de près. 

Les aliments ne jaillissent pas par magie. Il faut les faire pousser, les transporter et les faire cuire. 

Regardons-y encore de plus près. 

On plante des légumes pour qu’ils poussent. Ce processus a ses propres enjeux, comme les pesticides, la consommation d’eau, les semences modifiées génétiquement et le transport vers les marchés dans d’énormes camions dévoreurs de diesel. D’accord, on les fait pousser, on les récolte et on les expédie par camions à travers le pays, on vit à l’ère moderne et c’est comme ça que les choses se font.

Les animaux viennent au monde, bien sûr. Puis, il faut les engraisser. Entre deux repas, ils doivent se promener, à l’inverse des plantes qui poussent sans bouger. Le bétail a besoin d’un plus grand territoire. On coupe les forêts pour lui donner plus d’espace.
Mais les animaux se contentent de se balader et de manger de l’herbe, pas vrai? C’était comme ça dans le temps. Aujourd’hui, l’agriculture se fait à grande échelle, et faire de l’élevage pour l’abattage, ça veut dire envoyer des tonnes et des tonnes de céréales dans des fermes gigantesques. 

As-tu une idée de ce que font les animaux alors? As-tu déjà été dans une ferme? Tu connais l’odeur? Appelons ça la production de gaz naturel. 

Certains critiques se moquent des environnementalistes qui déclarent qu’il faut essayer de diminuer les gaz à effet de serre émanant des fermes. A priori, ça a l’air un peu ridicule de faire passer le changement climatique sur les gaz des vaches, hein?
Le problème ne provient pas de la vache – mais plutôt que fait qu’il y en a des dizaines de millions, qu’elles mangent la moitié de la production céréalière mondiale et produisent 18 pour cent des GES. Sans oublier que le méthane peut-être vingt fois plus dangereux que le CO2.

Évidemment, une fois que la vache a fini de produire tout ce gaz, elle est envoyée dans d’énormes abattoirs. Après, on expédie la viande partout – davantage de diesel, davantage de camions. 

Tu vas acheter de la viande et tu rentres chez toi. Maintenant, tu dois la faire cuire. Allume le grill, le four ou mets en route le micro-ondes. Tu ne peux quand même pas manger la viande crue. Encore plus de consommation d’électricité. Pourquoi pas des carottes et des concombres crus? Pas envie de sortir la râpe ou le couteau?

Il y a des gens qui achètent des hamburgers, des tacos et du poulet frit tous les jours, et il y a des groupes écologiques qui les supplient de manger des légumes verts de temps en temps. 

Alors, laisser les steaks dans le congélateur et faire une salade, une trempette de courgette ou du couscous une ou deux fois par semaine, ça fait du bien à la planète au bout du compte, et c’est bon pour toi. Tous ces fruits et légumes qui ont un si bon goût sont pleins de vitamines, d’enzymes, d’antioxydants et de toute sorte de nutriments, en plus ils sont faibles en gras. Grâce à eux, tu seras en meilleure santé, plus mince et, tout comme la planète, un peu plus « cool ». 

Alors, arrête de te lamenter et mange tes légumes. Chop, chop.